Interviu cu Mario Campli – European Economic and Social Committee (EcoSoc)

In perioada martie – mai 2011, am realizat o cercetare in randul factorilor de decizie europeni si non-europeni, atat din mediul public, cat si privat, privind reforma Politicii Agricole Comune. Au fost realizate o serie de interviuri cu membri ai diferitelor institutii europene (Comisia Europeana, Parlamentul European, EcoSoc, Reprezentantele Permanente ale Statelor Membre si altele) si transatlantice (FAO, Banca Mondiala, IICD si altele), precum si a organizatiilor (Booz Allen Hamilton, Via Campesina/FoodSovCap, Groupe de Bruges, FAPA PL, RSPCA UK etc.) cu rol in elaborarea si/sau implementarea politicilor agricole si rurale.

Va prezint in continuare interviul realizat cu Mario Campli, presedintele Sectiunii “Agricultura, Dezvoltare Rurala, Mediu” (NAT) din cadrul Comitetului Economic si Social European (EcoSoc). Interviul poate fi downloadat AICI.

1.Comment peut la régulation du marché européen fournir un appui aux agriculteurs et à l’environnement des entreprises locales?

Indirectement, si l’on arrive à configurer un marché équilibré e à sauvegarder les produits et la chaine agroalimentaire locales.

2. Les liens entre zones rurales et zones urbaines sont le moteur principal de tout développement de la communauté rurale. Comment ces flux de biens, services, personnes et l’information peuvent être exploités au profit de la communauté locale?

Ce défi ne saurait être relevé par une seule politique, dans l’occurrence la PAC. Les autres politiques de l’UE, même si elles ne sont pas si “communes” -j’ai nommé les politiques de cohésion, régionale, structurelle-, doivent être coordonnées à niveau européen et soutenues des États membres à travers leur propre politiques: infrastructure, transport, une fiscalité orientée…


3. L’Europe, contrairement aux Etats-Unis, a une diversité généralisée des systèmes de production, de l’agriculture de subsistance et de semi-subsistance en Europe de l’Est à l’agriculture industrielle intensive et extensive en Europe centrale et occidentale. À votre avis, quel serait le “prototype” européen de exploitation?

En vue de la diversité des climats, de l’orographie et des structures de propriété, il n’y pas un seul “farm model” européen. Les éléments communs seraient donc la diversification elle-même et un certain lien avec le paysage et le territoire.

4. Dans de nombreux cas en Europe de l’Est, en milieu rural des ménages agricoles pratiquent l’agriculture de subsistance ou de semi-subsistance et ne sont pas auto-suffisantes. Lorsqu’on aborde la question de la sécurité alimentaire, nous devons d’abord agir au niveau local?

Je ne crois pas qu’on puisse penser à autosuffisance à niveau locale. Bien sûr, la viabilité économique des exploitations dans les différents milieux rurales doit être basée sur un développement spécifique lié à l’identité du territoire et donc orienté à répondre à la demande du marché régional.

5. Comment un entrepreneur rural être compétitif dans le contexte réglementaire actuel concernant la qualité de produit et processus appliqué dans l’UE et celui appliqué à l’extérieur de l’UE?

Il ne peut pas l’être tant que dans les négociations commerciales internationales ne sera pas reconnu que les produits alimentaires ne sont pas des produits comme les autres mais aussi une synthèse de processus agronomiques et atteintes sociétales.

6. Quelles mesures doivent être prises afin de préserver le patrimoine local et national et du paysage rural et à quel niveau (européen, national, local)?

Toutes les mesures du développement rural doivent être orientées justement à cela. Alors, ce qu’on veut, c’est un deuxième pilier renforcé.

7. Ces dernières années, les zones rurales ont été confrontées à un exode rural massif à des flux migratoires urbains, principalement dans la tranche d’âge 19 à 45. La cause principale est une hausse des salaires dans les centres urbains avoisinants et de meilleures possibilités pour les jeunes familles. Que peut-on faire pour inverser le flux sortant?

La réponse au problème de l’exode rural dans l’ensemble des politiques évoquées plus haut. Sur la question spécifique des jeunes entrepreneurs, le CESE élabore un avis d’initiative et organise une audition le 6 avril (http://www.eesc.europa.eu/?i=portal.fr.events-and-activities-young-farmers).

8. Il ya une préoccupation croissante, tant au niveau communautaire européen et local, au sujet du vieillissement des dirigeants ruraux et positions des parties prenantes. Comment un changement de génération dans le développement agricole et rural (décision) peut être soutenu et favorisé (aux deux niveaux)?

Vu qu’on ne peut pas penser à “importer” des jeunes dirigeants dans les zones rurales, il faut que la politique générale de soutien aux jeunes agriculteurs réussisse. Les leaders émergeront automatiquement.

9. La plupart des praticiens LEADER en désaccord avec les théoriciens sur la façon don’t une communauté rurale peut être efficacement améliorée et son énergie mise à profit. Quel est selon vous la meilleure direction dans laquelle une communauté peut être développée et quelles sont les premières étapes dans ce processus?

La première étape, c’est de croire à soi-même. Puis, la communauté locale ne doit pas se fermer et s’isoler: les projets Leader surtout devraient suivre cette philosophie d’ouverture.

10. L’entreprenariat en milieu rural est désormais considéré comme une partie intégrante du développement rural. Est-ce besoin d’être soutenus par des moyens autres que financiers?

Oui; comme dit auparavant, le deuxième pilier doit être fortement renforcé.

11. Est-ce un partenariat public-privé mieux qu’une initiative publique (ou privé) lors de la discussion sur le développement des infrastructures rurales ou de la communauté des enterprises orientées? Si oui, à quel niveau est-ce besoin d’être réglementé?

Actuellement, après la crise, les budgets publics sont en manque. Le partenariat public-privé est des lors un choix obligé. A ce propos, la réglementation européenne en la matière devrait être développée; la pratique dans les nouveaux États membres pourrait ainsi être mise au profit de toute l’Union.

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